Témoignages d’habitants, non vérifiés. Ce site ne dit pas si vous êtes en danger.
Urgence : 18 ou 112. Consignes officielles : votre préfecture

Comment ça marche

Cette carte assemble des témoignages d’habitants et des données publiques. Voici d’où vient chaque chose, comment elle est calculée, et surtout ce qu’elle ne dit pas.

Les témoignages des habitants

C'est le cœur du site, et la seule donnée qui n'existe nulle part ailleurs : ce que des gens sentent, chez eux, maintenant. Un satellite voit la chaleur d'un feu ; il ne sent pas la fumée qui traverse un quartier à trente kilomètres de là.

Chaque témoignage tient en trois gestes : l'odeur de fumée, la présence de cendres, la gêne à respirer. Aucun texte libre, aucun compte, aucune photo, aucune géolocalisation — le quartier se choisit sur la carte ou dans la liste.

Pour un quartier donné, on retient la médiane haute des témoignages de la dernière heure et demie : à égalité entre deux niveaux, on affiche le plus fort. On ne minimise jamais.

Ce que ça ne dit pas. Ces témoignages ne sont pas vérifiés. Un quartier gris ne signifie pas que l'air y est bon : il signifie que personne n'a encore donné de nouvelles.

La fiabilité, écrite en toutes lettres

Une zone se colore dès le premier témoignage — mais on écrit toujours combien c'est mince. « Premiers témoignages, à confirmer » à un ou deux, « fiabilité moyenne » à partir de trois personnes différentes, « élevée » quand cinq personnes concordent.

Si quelques témoignages signalent une odeur nettement plus forte que la majorité, cette alerte est affichée en plus, jamais masquée par la moyenne. Une minorité qui respire mal est une information, pas une anomalie à lisser.

Ce que ça ne dit pas. Une fiabilité élevée décrit la concordance entre témoins, pas la vérité du terrain. Cinq personnes peuvent se tromper ensemble.

Les foyers détectés par satellite

Les points de chaleur viennent de la NASA, qui publie les détections de ses satellites VIIRS et MODIS. Nous les regroupons en foyers quand elles sont proches, et nous distinguons ce qui brûle à l'instant de ce qui a été vu il y a plusieurs heures.

En complément, le satellite européen Meteosat surveille l'Europe en continu et publie une image toutes les dix minutes. Sa vision est plus grossière — un anneau creux sur la carte, jamais un point précis — mais il voit naître un grand feu entre deux passages des satellites américains.

L'heure de la dernière détection et celle de la dernière image Meteosat sont affichées en permanence sous la carte, parce qu'elles changent tout.

Ce que ça ne dit pas. Les satellites fins passent environ deux fois par jour, et Meteosat, qui regarde en continu, rate les petits départs (sa résolution est d'environ deux kilomètres). Un point de chaleur n'est pas toujours un incendie : une torchère industrielle ou un brûlage agricole en produisent aussi.

Les surfaces brûlées

Les zones sombres sont les surfaces réellement parcourues par le feu, relevées par le programme européen Copernicus EFFIS à partir d'images satellitaires. Le contour est précis : on distingue les bourgs, les coupe-feux et les parcelles épargnées.

Nous affichons aussi le total en hectares, que peu de cartes donnent.

Ce que ça ne dit pas. Ces contours sont relevés après coup, pas en direct : une surface qui brûle en ce moment n'y figure pas encore. Ils décrivent le passé du feu, jamais son front actuel.

Le vent et le panache de fumée

Le vent vient d'Open-Meteo, qui redistribue les modèles météorologiques publics. Il est mesuré sur une grille de points couvrant le département et rafraîchi en continu.

À partir de ce vent, nous calculons une trajectoire depuis chaque foyer : c'est le panache affiché, et l'heure d'arrivée estimée dans un quartier.

Ce que ça ne dit pas. Ce panache est un CALCUL, jamais une observation. Il ignore le relief, la convection au-dessus du feu et les brises locales — et le vent tourne. L'heure d'arrivée est donnée en fourchette parce qu'une heure précise serait une fausse promesse.

La qualité de l'air

Deux choses différentes sont affichées côte à côte. Le modèle européen CAMS estime les particules fines PM2.5 partout, y compris là où rien n'est mesuré. Et les stations officielles du réseau LCSQA/Géod'Air donnent des valeurs réellement mesurées, en quelques points seulement.

Les seuils de couleur suivent l'indice ATMO réglementaire français, pas une échelle maison.

Ce que ça ne dit pas. Un modèle n'est pas une mesure. Et une station située à quinze kilomètres ne dit pas ce que vous respirez dans votre rue.

La pluie, les routes coupées, les moyens aériens

Le radar de pluie montre les échos des radars météorologiques nationaux des deux dernières heures. Les routes coupées proviennent d'une carte collaborative tenue à jour pendant la crise — elle ne couvre pour l'instant que la Gironde. Les avions et hélicoptères sont ceux qui émettent un signal de transpondeur au-dessus de la zone.

Ce que ça ne dit pas. Aucune de ces trois listes n'est exhaustive. Une route peut être coupée sans figurer sur la carte, et un appareil peut voler sans être visible ici.

Ce que ce site ne fera pas

À quelle fréquence tout cela bouge

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